…des pratiques pour comprendre, maîtriser et gérer ses émotions

Selon l’association médicale américaine, 75% des problèmes de santé sont causés par nos émotions. On entend par exemple souvent dire que le stress est l’ennemi principal de la santé. Et il existe aussi d’autres émotions primaires négatives comme la colère, la tristesse, la solitude, l’ennui, la culpabilité et l’inadéquation  qui peuvent nous atteindre moralement. Il faut donc batailler au quotidien afin qu’elles n’aient pas de conséquences néfastes sur notre santé.

Le Dr C. Boukaram, oncologue canadien et auteur du livre « Le pouvoir anti-cancer des émotions », rappelle que notre environnement a une forte influence sur nos émotions et qu’il est important d’y apporter des activités positives comme :

  • L’art : l’expression des sens et des émotions : c’est un moyen d’extérioriser ce que l’on ressent. Il peut avoir de nombreux bienfaits pour les personnes malades qui s’exprimeront à travers leurs œuvres.
     
  • Rire et sourire. Une étude menée récemment par des psychologues de l'université du Kansas aux Etats-Unis montre que la sensation de bien-être s’améliorerait en souriant et jouerait sur la diminution du stress.
     
  • Communiquer. Maintenir le dialogue avec ses proches, ses amis et collègues est essentiel. Le lien social permet d’échapper à une solitude souvent redoutée et de se sentir soutenu(e) et écouté(e) dans les phases importantes de nos vies.
     
  • Comprendre ses émotions. Pour pallier aux conséquences néfastes de nos émotions, il est important de faire le point sur ce que l’on ressent. Pourquoi ? Quel est l’élément déclencheur ? Quelles en sont les conséquences psychologiques ? Sans cela, il sera difficile de les contrôler ou de les anticiper. Comprendre ce que l’on ressent, c’est aussi se comprendre soi-même… Il est possible d'envisager une psychothérapie, où le psychologue aiguillera le patient afin qu'il puisse mieux décoder ce qu'il ressent.

Faire face au diagnostic

Lorsque le diagnostic tombe ou est déjà tombé, et que l’on apprend que l’on est atteint(e) d’un cancer, le choc est tel que bien souvent, le malade passe par différents stades émotionnels.

Elizabeth Kubler-Ross, une psychiatre américaine, a répertorié les étapes psychiques par lesquelles passe un individu lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’une maladie grave :

  • Le refus. Face au choc, le patient est souvent incapable d’intégrer le fait qu’il soit malade et qu’il est possible qu’il meure. On parle aussi de déni ;
  • La colère. L’idée de la mort amène le malade à être hostile envers le corps médical, envers lui-même et envers les autres. C’est l’angoisse de la mort qui alimente sa colère ;
  • Le marchandage. Le malade demande un temps de répit face au temps qui passe, à l’avancée de la maladie et à une mort probable ;
  • La dépression. Nécessaire pour arriver à l’acceptation, la dépression est alimentée par les regrets et par la peur ;
  • L’acceptation. La maladie et ses conséquences sont intégrées par le malade…

Il est important de passer par ces différentes phases tout en étant aidé afin de gérer au mieux la maladie...

La spiritualité comme béquille

Chaque croyance permet de nous guider dans les moments les plus heureux comme dans les moments les plus durs. Lorsque la maladie nous touche, il est important de « croire » : croire en la guérison, croire en l’avenir et croire en soi. Plusieurs études ont ainsi prouvé que croire en la réussite de son traitement influait sur son efficacité1. L’être humain est doté d’une force intérieure qu’il soupçonne à peine.

A l’inverse, si le patient croit que le traitement ne fonctionnera pas ou que les effets secondaires seront insurmontables, son corps serait conditionné à ne pas accepter les soins. Un athlète qui se voit vainqueur de la course à la ligne de départ multiplie ses chances de gagner : « une pensée appuyée par des émotions et une attention soutenue, devient réalité2 ». Croire est un moyen de contrôler sa vie et sa destinée. Peu importe la croyance, c’est un moyen de trouver la paix. Lorsque la maladie frappe, l’espoir a toute son importance pour aider à surmonter les difficultés qui peuvent intervenir…

Des pratiques pour maîtriser et gérer ses émotions

Lorsqu’on est atteint(e) d’un cancer, il peut être enrichissant de s’ouvrir à des pratiques qui mettent l’accent sur le mieux-être, l’écoute de soi et le contrôle de l’esprit, même si cela nécessite de mettre parfois de côté certains préjugés. Venues pour la plupart d’Orient, ces thérapies sont de plus en plus présentes dans nos sociétés occidentales.

  • La méditation. Il existe plusieurs formes de méditation, mais l’objectif commun tient au contact avec soi-même et à un entrainement de l’esprit. Chasser les pensées négatives de notre esprit permettrait d’atteindre un niveau de sérénité bénéfique.
     
  • La sophrologie. Une  technique de développement personnel qui utilise la relaxation, l’écoute de soi, des techniques de visualisation, de respiration dynamique  et qui s’inspire des techniques d’autohypnose. La sophrologie est de plus en plus présente dans les parcours de soins.
     
  • L’hypnose. La personne est dans un état modifié de conscience. L’hypnose touche à l’inconscient et ses bienfaits thérapeutiques en matière de gestion de la douleur, du stress et des émotions ont été démontrés1.

 

Seul(e), en séance avec un professionnel ou en groupe, ces pratiques peuvent guider, accompagner la personne atteinte d’un cancer, lui permettre de comprendre ses émotions et de mieux les gérer afin qu’elles n’aient pas d’effets néfastes sur sa santé. Elles peuvent aussi être bénéfiques à l’entourage de la personne malade, qui peut aussi avoir besoin d’accompagnement.


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